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Le point sur : le dilophane

Le point sur… l’histoire du Dilophane.

Qu’est ce que le Dilophane dans le métier de la gravure ? La question est souvent posée à votre moteur de recherche préféré, mais sans vraiment de bonne réponse. De plus, on trouve toutes les orthographes possibles : dylophane, dilofane, dylofane, et simplement dilo ou dylo. Cette appellation est visible sur les anciens plans de fabrication de nombreux produits industriels. Elle a été utilisée par des générations de concepteurs et dessinateurs sans en connaître l’origine, si bien que plus personne ne sait véritablement de quoi on parle.

Nuancier melamine dilophane

 

 

 

 

Tout d’abord, le Dilophane, c’est une marque commerciale aujourd’hui disparue. Il s’agissait d’un produit « stratifié » (ou « lamifié »). Fabriqué également par Formica, par exemple, le principal usage de ce produit était la décoration de mobilier, comme le montre la publicité ci-jointe.

En ce qui concerne la fabrication, et pour faire simple, vous prenez une presse très puissante et chauffante, vous installez des feuilles de papier genre kraft (de couleur unie ou avec un décor imprimé), une bonne dose de résine phénolique, et hop, sous la presse. Vous récupérez des plaques décorées rigides et solides.

Lors de l’arrivée des machines de gravures à pantographe, cette matière a été utilisée pour réaliser des plaques gravées pour la signalétique industrielle comme directionnelle. En effet, pour le fabricant des plaques, il suffisait d’utiliser 3 couches de papier de couleurs différentes : par exemple, noir/blanc/noir, et on obtenait une plaque d’aspect noire recto comme verso. En gravant (donc en « creusant ») la première couche, on laisse apparaître le blanc de la couche d’en dessous. Donc, on obtient des textes gravés en blanc sur fond noir.

D’autres mix de couleurs étaient disponibles, rouge/blanc, blanc/rouge, jaune/noir, etc…

En résumé, le Dilophane est donc historiquement la première matière à graver disponible pour la fabrication d’étiquettes gravées.

 

D’autres matières destinées à la gravure sont arrivées par la suite, grâce à l’avancée des connaissances des plastiques. Ainsi, dans les années 1970, Gravograph propose son Gravoply 1, un ABS coextrudé. Puis les années 1990 voient le Gravoply 2 se développer (toujours à base d’ ABS), enfin, à partir des années 2000, ce sont des matières à base de PMMA qui prennent des parts de marché, car elle sont utilisables sur les lasers de gravure, mais ça, c’est une autre histoire.

On peut remplacer le terme « Dilophane » par son nom générique : « mélamine », qui est toujours disponible aujourd’hui. Signabox, expert de la gravure depuis 1993, est à votre disposition pour vous expliquer en quoi la mélamine reste, dans certains cas, pertinente pour la réalisation de vos étiquettes gravées.